dimanche 13 juillet 2014

Cette impuissance de la poésie

La métaphore. Cette impuissance de la poésie.
Enrobée.
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On ne peut pas dire que l'on sait. On ne l'a jamais pu. Se définir par ce qui manque car quelque chose toujours a manqué. Là où l'écriture advient. Avec ses trous.
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On retourne devant les livres contre le mur. Qui font face. On regarde cet ensemble menaçant. Dans son silence même. Surtout ne pas savoir ce qu'on vient chercher là, de vain. Mais on se souvient qu'on a une fois jeté tous les livres par la fenêtre, à dix-sept ans.
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Reviennent encore les paysages de brumes et leurs maisons basses blotties autour du silence. On les peuple de chiens jaunes et d'oiseaux malades. On imagine ce qui pouvait dégorger de la boue des fossés quand les corps se mettaient à saigner. Mais est-ce bien cette enfance-là que l'on a vécue ? De quelle mémoire sourde a-t-on été chargé ? Avant.
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