vendredi 24 mars 2017

Viagem a Porto, 14


Pedemeia au 209 de la rua Santa Catarina est une boutique où on ne vend que des chaussettes. Il y en a pour toutes les tailles et tous les goûts. Les coloris sont très variés, du plus pâle au plus foncé, et attirent les touristes étonnés. Les prix sont doux. La serveuse a vu que je suis français.
Ce concept de magasin doit bien marcher car il y a des Pedemeia dans tout le Portugal. A Lisboa. A Coimbra. A Leiria. A Faro. Et même en Espagne à Pontevedra.
Vive la chaussette donc pour monter et descendre les rues portuenses, mais gare aux accrocs. J’en ai acheté trois paires dont une orange pour Giro.
Avant cela, je me suis rendu à la livraria Bertrand qui existe depuis 1732.  «  A livraria mais antiga do mundo é portuguesa. » C’est écrit sur les poches et je recopie. Elle propose un nombre assez important de romans en français. Et même la poésie de Pessoa.
J’ai acheté deux Saramago, que je n’ai toujours pas lu, et parce qu’il me paraît normal de m’intéresser à la littérature portugaise au Portugal plutôt qu’à une autre.
Titres des livres : Menus souvenirs /Les intermittences de la mort
Je vais commencer par les souvenirs pour me faire une idée du bonhomme Saramago et j’attaquerai le roman ensuite.
Voici ce qu’en dit la quatrième : « Dans un pays inconnu, plus personne ne meurt. Les hôpitaux regorgent de malades, les entreprises de pompes funèbres et les compagnies d’assurance font faillite, les familles conduisent les membres les plus encombrants aux frontières, l’Eglise est menacée de disparition : sans mort, pas de purgatoire, de Paradis ni d’Enfer… Mais un beau jour la mort revient sauver les hommes. »
Simone de Beauvoir a écrit sur le même sujet mais la non mort ne concerne qu’un seul individu.

Bref ! Tout pour me plaire. Maintenant je vais aller glisser dans la boîte aux lettres rouge les trois cartes postales en noir et blanc que j’ai fini par écrire.


Photo jardim marques de Oliveira, où sont passées mes chaussettes