Je ressors De la certitude de Ludwig Wittgenstein et je m'étonne encore. Que sont vraiment les représentations que nous avons ou nous faisons du monde ? Un agencement logique qui ne soit pas biaisé par son énoncé même est-il vraiment possible ?
"Cette image du monde, je ne l'ai pas parce que je me suis convaincu de sa rectitude ; ni non plus parce que je suis convaincu de sa rectitude. Non, elle est l'arrière-plan dont j'ai hérité sur le fond duquel je distingue entre vrai et faux.
Les propositions qui décrivent cette image du monde pourraient appartenir à une sorte de mythologie. Et leur rôle est semblable à celui des règles d'un jeu ; et ce jeu, on peut aussi l'apprendre de façon purement pratique, sans règles explicites.
On pourrait se représenter certaines propositions, empiriques de formes, comme solidifiées et fonctionnant tels des conduits pour les propositions empiriques fluides, non solidifiées ; et que cette relation se modifierait avec le temps ; des propositions fluides se solidifiant et des propositions durcies se liquéfiant.
La mythologie peut se trouver à nouveau prise dans le courant, le lit où coulent les pensées peut se déplacer. Mais je distingue entre le flux de l'eau dans le lit de la rivière et le déplacement de ce dernier ; bien qu'il n'y ait pas entre les deux une division tranchée.
Mais si on venait nous dire : "La logique est donc elle aussi une science empirique", on aurait tort. Ce qui est juste, c'est ceci : la même proposition peut être traitée à un moment comme ce qui est à vérifier par l'expérience, à un autre moment comme une règle de la vérification."

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