Luc Ferry a dit cela à la télévision. "Il faisait plus chaud dans les fours crématoires". Une comparaison qui laisse pour le moins pantois l'auditeur. Certes, la combustion des corps exige une température bien plus élevée que les 42 ou 43° relevés dans notre hexagone suffoqué.
Comment un intellectuel qui a su se déprendre de son étau idéologique en affirmant que les libéraux n'aiment pas l'écologie car elle les empêcherait de faire des affaires a-t-il pu à ce point déparler ? D'autant qu'il reconnaît également que le capitalisme a détruit la politesse et la grammaire !
Je manque d'outils pour analyser ce phénomène de l'expression qui aliène la pensée. Quelle politesse a fait défaut ? Quelle grammaire, de la relation et de la langue, a failli ? Luc Ferry pensait-il à son père et aux camps d'extermination avant d'entrer sur le plateau ? Les digues de son surmoi ont-elles cédé sous le coup de l'émotion ?
Je peux aussi questionner l'énigme du mépris, ce fait social si bien décrit par Axel Honneth. Pendant la crise des Gilets jaunes, honnis par les possédants comme le furent les Communards, même Zola les voua au Diable, Luc Ferry déclara qu'il fallait leur tirer dessus à balles réelles... De quoi avait-il si peur pour mépriser à ce point la vie humaine ? Quel aveuglement mène, insidieusement, jusqu'au consentement à la barbarie ? Etc.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire