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Mon blog est celui d'un butineur effaré dans tous les champs du savoir. Et c'est ce même butinage qui m'a conduit à écrire des livres.

jeudi 27 août 2026

Cette grande maladie-là, civilisationnelle

 Les plus anciens se souviennent de la chanson de Gaston Ouvrard en 1932, Je ne suis pas bien portant. En juillet de la même année, Hitler obtient 230 sièges sur 608 aux législatives. Cependant que des combats de rue embrasent la Prusse (99 morts entre le 14 juin et le 20 juillet). À Hambourg, les violences nationales-socialistes tuent 17 personnes et en blessent 100 autres (source Wikipédia). On connaît la suite, avec en arrière-plan la crise de 1929...

Alors, bien sûr, l'histoire n'est pas une photocopieuse. Bardella n'est pas hitlérien, Mélenchon n'est pas stalinien. Mais le corpus politique de notre époque, au plan européen, est aussi malade que le corps du militaire passé en revue par le chansonnier. Que la crise économique, financière, sociale et sociétale s'aggrave encore, que les tensions internationales multiplient les risques sur notre sol, que la sphère médiatique brouille davantage les repères de l'électorat et attise jusqu'à l'incendie les agrégats purulents de la haine et Bardella et Mélenchon pourraient céder aux sirènes autoritaristes. Ce sont là des invariants depuis les commencements de l'homme. 

Aussi, tel un dévot se mettant à douter de ses croyances, je me répète : L'HISTOIRE N'EST PAS UNE PHOTOCOPIEUSE. L'HISTOIRE N'EST PAS UNE PHOTOCOPIEUSE...

Mais. Mais. Maiaiaiais !!!

Notre civilisation dite occidentale est malade. Ses hôpitaux, ses écoles, ses tribunaux, ses commissariats chancellent. Ses commerces et ses entreprises vacillent. Même l'industrie automobile en Allemagne titube, c'est dire !  

Et le lien entre les hommes, dans tout ça, tellement dévasté ? Comment soigner le cœur quand il vient à manquer ? Comment rasséréner l'esprit gangréné par les chimères ? 

Je ne crois pas mon cœur défaillant. Il lui reste un peu de politesse et un peu de générosité. Mais mon esprit bat la campagne qui n'est pas électorale. Pour le ressaisir, je pasticherais volontiers la chanson de l'espiègle Gaston. Afin que mes zygomatiques se détendent un tantinet, poil au nez. Afin que mon sang ne fasse point des grumeaux, poil au dos. Afin que mes poumons filtrent un air plus sain, poil au menton. Etc. Etc. 

Et j'attends, figé, que les loups entrent dans Paris avant de submerger la campagne. Il se pourrait que l'histoire, assistée par l'intelligence artificielle, devienne une gigantesque photocopieuse.

Seuls les cimetières se porteront bien.
 

2 commentaires:

  1. La déesse aux doigts de vent tisse les nuages lilas blancs

    Les elfes se sont envolées à tire d’ailes de nos jours brouillés

    Baguettes magiques brisées sur la tête des tyrans

    Reste la fée de la lumière des mots, l’ange armé d’étoiles

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    1. Ah ! Voilà une fée et un ange qui ont bien du boulot ; j'ai envie d'y croire. Merci pour votre commentaire.

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